Mal-aise, 2007

Subir l’exil ou le choisir est toujours source d’instabilité, de perte de repères : périodes d’incertitudes, de remises en question, de mal-être et de « mal-aise ». L’exilé doit, non seulement, essayer de trouver sa place, mais aussi, son équilibre.

Dans une chapelle, lieu de méditation, de protection, le visiteur qui rentre  s’attend à, et découvre au premier regard, l’image rassurante de la symétrie des bancs alignés. Mais la réalité est toute autre quand il s’approche.

En effet, sous un pied de chaque banc sont glissés des livres.
Des livres écrits par des exilés ou racontant des histoires d’exilés,

des livres à pages blanches pourvus de noms d’exilés déséquilibreront l’assise. Ainsi naîtra une vague asymétrique.

Le visiteur prendra alors conscience du chaos du lieu, chaos qui est aussi celui de tout exilé.

Dans cette installation, il pourra choisir de faire sienne cette expérience déstabilisante,  en s’asseyant sur l’un des bancs. Il devra, pour ce  faire, retrouver le/son centre de gravité,  se mettre en  mouvement pour faire face à son inconfort.
Osera-t-il s’asseoir et expérimenter ce « Mal-Aise » ? Ouvrir un livre?